Un chiffre claque : dans l’art, certains salaires tutoient ceux des banques et des cabinets de conseil. Derrière les toiles accrochées en galerie ou les logos signés par des studios de renom, se cachent des rémunérations qui feraient pâlir plus d’un ingénieur. Tandis que les directions artistiques trustent des émoluments à six chiffres, le marché de l’art contemporain voit s’envoler les commissions de quelques intermédiaires et commissaires-priseurs chevronnés. On est loin du cliché du créatif fauché. Les statistiques récentes en témoignent : les revenus les plus élevés se concentrent sur une poignée de métiers, bien éloignés de la vision romantique du secteur artistique.
L’art et la rémunération : panorama des métiers les mieux payés
Oubliez l’image de l’artiste isolé : le terrain est vaste, mouvant, et les métiers de la création s’étendent des ateliers traditionnels jusqu’aux studios numériques dernier cri. Les salaires y dessinent des écarts impressionnants, parfois multipliés par cinq selon la spécialisation et le parcours. L’architecte d’intérieur, par exemple, affiche une fourchette qui s’étire de 1 800 à 5 600 euros bruts mensuels. Le paysagiste, quant à lui, évolue entre 2 000 et 4 000 euros, tandis que l’ébéniste, pilier de l’artisanat d’art, peut viser jusqu’à 3 800 euros. Voici un aperçu des postes où la rémunération grimpe en flèche :
- Directeur de création : jusqu’à 100 000 euros/an
- Directeur artistique : 49 000 à 80 000 euros/an
- Chef de projet design : 50 000 à 75 000 euros/an
- UX/UI Designer : 35 000 à 70 000 euros/an
- Webdesigner : variable, jusqu’à 70 000 euros/an
- Infographiste : variable, jusqu’à 65 000 euros/an
Le numérique a rebattu toutes les cartes. Les professionnels du digital, du webdesign à l’UX/UI design, rivalisent désormais avec les salaires de la publicité ou du marketing. Plus on maîtrise d’outils, plus l’expérience et le réseau s’étoffent, plus la rémunération suit. Chez les illustrateurs, la réalité est contrastée : de 1 800 à 60 000 euros par an, selon les clients, les supports, et la capacité à diversifier les commandes, édition, pub, jeux vidéo, tout y passe.
Les formations accélèrent la progression : bachelor création design, mastère direction artistique, ou spécialisations techniques ouvrent les portes des agences et studios. Au fil du temps, créativité, rigueur et adaptabilité transforment la passion en carrière et les métiers d’art, artisans ou numériques, en tremplin vers des salaires attractifs. Le secteur bouge vite : ceux qui s’adaptent raflent la mise.
Quels sont les métiers artistiques qui offrent les plus hauts salaires aujourd’hui ?
Certains postes artistiques cumulent prestige, influence… et rémunération digne des grandes industries. Le directeur de création caracole en tête, dépassant parfois 100 000 euros annuels. Dans les grandes agences ou groupes internationaux, il orchestre la vision, pilote les équipes et définit les stratégies, autant dire la pièce maîtresse du puzzle créatif.
Le directeur artistique, lui aussi, joue dans la cour des grands : entre 49 000 et 80 000 euros par an. Son quotidien ? Imaginer, superviser, inspirer, auprès des graphistes, illustrateurs et photographes. Pour occuper ce poste pivot, il faut du vécu, une solide expertise visuelle, et le sens du collectif.
L’essor du numérique a bousculé l’ordre établi. Chef de projet design (50 000 à 75 000 €/an), UX/UI Designer (35 000 à 70 000 €/an) ou webdesigner à la rémunération variable, mais qui peut grimper jusqu’à 70 000 €/an : ces profils sont recherchés, à condition de maîtriser les bons outils (Adobe, Figma, Blender…) et de comprendre les attentes des utilisateurs.
L’illustration et l’infographie vivent actuellement un nouvel âge d’or. Un infographiste peut viser jusqu’à 65 000 euros par an, un illustrateur jusqu’à 60 000 euros, à condition de se spécialiser, d’accumuler de l’expérience et de savoir se positionner sur des marchés porteurs (édition, pub, jeux vidéo). Même la cuisine s’invite dans ce palmarès : certains chefs cuisiniers atteignent 6 500 euros mensuels, preuve que la créativité se décline aussi derrière les fourneaux.
Zoom sur les carrières d’exception : salaires, parcours et perspectives
Les parcours menant aux plus hauts salaires de l’art sont exigeants et réclament bien souvent des diplômes pointus et une expérience solide. Le directeur de création, figure centrale du design graphique ou de la pub, navigue entre arbitrage et stratégie. Pour y accéder : formation en design graphique, communication visuelle, mastère direction artistique ou bachelor création design. Il faut aussi compter sur une dizaine d’années de pratique et une vision globale du secteur pour espérer décrocher ce poste.
Le directeur artistique, quant à lui, façonne l’image de marque, supervise des équipes de créatifs et s’impose comme garant de l’identité visuelle. Les 49 000 à 80 000 euros annuels se méritent : cursus de bachelor, mastère, DNSEP, un portfolio en béton, et des collaborations avec des éditeurs, agences ou magazines reconnus sont la clé.
La vague numérique a fait émerger des métiers hybrides : UX/UI Designer, Webdesigner, Chef de projet design… Ici, l’expertise technique et l’attention à l’expérience utilisateur sont décisives. Les salaires, entre 35 000 et 75 000 euros par an, reflètent la forte demande. Le parcours type ? Bachelor création et design, master spécialisé, puis projets concrets et recommandations de clients de poids.
Illustrateurs, game designers, infographistes : tous évoluent entre édition, publicité et jeux vidéo. Leur ascension dépend de leur capacité à se renouveler sans cesse, à varier les styles et à tisser un réseau solide. Expérience, agilité et ouverture sont leur boussole.
Conseils pour réussir et booster sa carrière dans les métiers d’art
La visibilité, voilà le nerf de la guerre. Publier ses créations régulièrement sur les réseaux sociaux permet de bâtir un portfolio vivant et d’attirer de nouveaux clients. Instagram, Behance, LinkedIn, Pinterest : chaque canal cible un public précis, chaque post peut faire basculer une carrière. On voit ainsi des designers graphiques signer avec de grandes marques de mode, ou des illustrateurs décrocher un contrat d’édition après une série de posts remarqués.
La maîtrise des outils numériques, elle, ne se discute plus. Photoshop, Illustrator, After Effects, Figma, Blender, Procreate : la polyvalence technique fait la différence lors du recrutement. Un UX/UI Designer aguerri mettra en avant son expérience sur Figma et Adobe XD, tandis qu’un infographiste saura démontrer sa maîtrise de Blender ou Cinema 4D à travers des projets concrets.
Quant au réseau, il accélère les opportunités. Une recommandation d’un client sur Etsy peut mener à une collaboration avec un studio international. Partager ses expériences sur un blog ou LinkedIn, solliciter d’anciens collègues : autant de leviers pour accéder à de nouveaux marchés et multiplier les projets.
- Diffusez vos œuvres sur des plateformes pertinentes
- Soignez un portfolio cohérent, adapté à chaque cible
- Entretenez des relations avec anciens collègues, clients et partenaires
- Actualisez sans cesse vos compétences sur de nouveaux outils
Dans les métiers d’art, la progression se construit étape après étape. L’agilité, l’appétit d’apprendre et la cohérence de son univers visuel peuvent ouvrir des portes inattendues. L’art, aujourd’hui, a plus d’un visage : à chacun d’inventer le sien.


